Le Triangle des Bermudes
C’est une zone délimitée par un triangle dont les trois points sont Miami, Porto Rico et l’île des Bermudes, dans l’océan Atlantique. Depuis plus d’un siècle on a répertorié de nombreuses disparitions inexpliquées d’avions et de navires, souvent caractérisées par leur soudaineté, l’absence d’épave ou tout autre trace. Partant de ce constat indéniable, de nombreux scientifiques et journalistes ont enquêté sur les causes de ces disparitions, sans jamais trouver d’explications fiables. Malgré cela le trafic maritime est encore important dans cette zone. Le trafic aérien ne semble pas non plus avoir souffert de la légende.
Datant du XIXe siècle la légende a pris de l’ampleur avec la disparition d’une escadrille de cinq chasseurs bombardiers le 5 décembre 1945 au large de la Floride, connu sous le nom de Vol 19. Au bout d’une heure de vol, la base de Fort Lauderdale reçut un appel du lieutenant annonçant qu’ils étaient perdus. Un hydravion, parti à leur recherche, ne revint pas non plus.
Le journaliste du Los Angeles Times Howard Rosenberg publia en 1974 un article estimant que plus de 190 navires et 80 avions y auraient disparu depuis un siècle et que les garde-côtes américains ont répondu à plus de 8 000 appels de détresse dans ce secteur.
Dans les années 1970, plusieurs ouvrages et articles de journaux sont consacrés au mystère du triangle des Bermudes. Parmi eux, The Bermuda Triangle publié par Charles Berlitz en 1974, devient un best-seller et marque le début d’une série d’enquêtes et de contre-enquêtes sur le sujet.
Ce Triangle est le secteur le plus mystérieux de notre planète pour l’aéronautique et la marine. L’appellation revient au journaliste Vincent Gaddis qui le décrit une zone coincée entre les îles des Bermudes, la Floride (Etats-Unis) et Porto-Rico, dans laquelle des disparitions inexpliquées d’avions et de navires surviennent.
Ce mystères soulèvent beaucoup de questions. Pour expliquer ces disparitions, on évoque plusieurs possibilité: les extraterrestres, l’influence de l’Atlantide, une distorsion spatio-temporelle ou des champs magnétiques surnaturels tandis que d’autres optent pour des perturbations climatiques, des réactions physiques ou chimiques naturelles liées à l’environnement de ce secteur (par exemple la remontée en surface d’hydrates de méthane) ou encore des défaillances humaines. Catastrophes naturelles ou malédiction?
Aujourd’hui cette zone dont la superficie atteint 120 millions d’hectare, est un passage obligé pour beaucoup de navires et d’avions. Car la contourner fait perdre trop de temps. De plus le nom attribué à ce «triangle» n’est pas reconnu par l’office américain des noms géographiques.