Le Parc National Hustai en Mongolie
Il se situe à environ 100 km d’Oulan-Bator, à l’ouest. En 1993 le gouvernement mongol la déclaré en tant que zone protégée, un an après le lancement du projet de la réintroduction du Takhi (cheval sauvage). Ce parc national s’étend à travers les montagnes du Khentii et inclut la bordure ouest de la steppe mongole à la frontière de Altanbulag, Argalant et Bayankhangai soums de la province de Tov.
Ce parc couvre 50,6 hectares de terrain qui abrite 459 espèces de plantes vasculaires, 85 espèces de lichens, 90 espèces de mousses et 33 espèces de champignons. 44 espèces de mammifères ont été répertoriées, dont le cerf rouge, la gazelle de Mongolie, des chevreuils, des sangliers, des mouflons, des bouquetins, des marmottes mongols, des loups gris, des lynx, le chat de Pallas, le renard roux… On a aussi rescencé 217 espèces d’oiseaux, elles comprennent l’aigle royal, le gypaète barbu, la grande outarde, le cygne chanteur, la cigogne noire, la perdrix et la chouette chevêche. Il y a 16 espèces de poissons, deux espèces d’amphibiens et 385 espèces d’insectes (dont 21 espèces de fourmis, 55 espèces de papillons, 10 espèces de grillons brousse et 29 espèces de sauterelles).
En 2002, le Programme sur L’Homme et la Biosphère (MAB) de l’UNESCO a certifié le parc en tant que membre du réseau mondiale de la biosphère de la réserve naturelle.
C’est l’une des zones les mieux gérées et protégées en Mongolie et elle a été le premier parc à être géré par une organisation non-gouvernementale spécialisée dans la nature et la conservation de l’environnement. Le parc était géré par l’Association Mongole pour la Conservation de la Nature et l’Environnement de 1993 à 2003. Une organisation non gouvernementale, le Hustai National Park Trust (HNPT), a été créée en 2003 et a signé un contrat avec le gouvernement mongol qui lui a délégué la gestion du parc.
Le HNPT mène des opérations dans cinq principaux domaines d’activité :
-La conservation et la protection des écosystèmes et des sites historiques dans le parc.
-La réintroduction de la dernière espèce de cheval sauvage, le Takhi. Avec pour but de constituer une population viable sauvages.
-L’organisation des cours internationaux de formation et de recherche.
-Le développement de l’écotourisme.
-Le développement d’une zone tampon du parc.