Le cheval en Mongolie, « prolongement de l’homme
La Mongolie est le seul pays au monde à compter plus de chevaux que d’hommes, mais il est aussi le seul à donner au cheval une place quotidienne. Pour les éleveurs ils servent à se nourrir, à se déplacer et à préserver une liberté de mouvement. Dans ce pays, il n’y a pas d’écurie, les chevaux sont libres.
Cet animal possède près de 300 mots pour être désigné.
En 1980, le parti communiste russe lançait un slogan : « aujourd’hui un millions de chevaux, demain un million de moteurs ». Cependant, en 1990 lors des premières élections libres, les bulletins de votes étaient convoyés en cheval.
Une pénurie d’essence paralyse le pays et de ce fait, le cheval reste un moyen de locomotion fiable.
Quand on pratique l’élevage, la meilleure saison pour s’en occuper est l’été. On se nourrit de laitage dont les juments sont productrices, la traite de celles-ci étant le travail des femmes. Avec ce lait on fabrique du babeurre, du lait caillé, du yaourt mais aussi du Kumiz, la boisson préférée des éleveurs, servant autant à se nourrir qu’à s’hydrater.
Quelque fois les éleveurs possèdent jusqu’à 150 chevaux voire plus, en Mongolie. Mais pour beaucoup de ces derniers, ils doivent transhumer plusieurs fois par an, afin de trouver des réserves fourragères. Ils sont régulièrement à la recherche de pâturages riches en herbe grasse. Diriger les chevaux là où il y a du fourrage, est un des rôles des éleveurs. Avant que les réserves en herbes soient épuisés, on part en reconnaissance à des kilomètres voire des dizaines de kilomètre en chameau dans l’immense steppe. Cependant les points d’eau sont les endroits recherchés en priorité.Afin de ne pas entraver leur mobilité, les éleveurs transportent le nécessaire, le plus gros étant la yourte démontée ; cette dernière est généralement, une fois sur place, montée en une heure; elle est conçues pour résister aux chaleurs et froids extrêmes (640°C en hiver et +40°C en été).