Un lac vraiment pas comme les autres
Dans l’océan Pacifique, très nombreuses sont les iles volcaniques, mais parlant de volcans voici une des merveilles naturelles qu’ils ont crée : Lalolalo, le plus grand lac volcanique de Wallis et Futuna, en Polynésie. D’une circonférence presque parfaite, ce lac, et ses falaises abruptes, est certainement le plus impressionnant des lacs de cratères de Wallis.
S’y promener en bateau est possible, mais pour y avoir droit il faut pratiquer une activité en plus : escalader 60 mètres de falaise.
D’une superficie de douze hectares et d’un diamètre d’un demi-kilomètre, ce lac de cratère constitue la plus grande étendue d’eau de cette collectivité d’outre-mer française. Il n’abrite que deux espèces de poisson : Oreochromis mossambicus (introduit) et Anguilla obscura. La présence de cette dernière en l’absence de communication connue avec la mer reste un mystère.
L’eau ne vient pas des pluies mais de nappes phréatiques. La forte teneur en sel des eaux profondes du lac suggère toutefois une communication avec les eaux salées.
A la fin de la seconde guerre mondiale les troupes américaines qui occupaient le territoire se sont débarrassées de leurs matériels en les jetant dans ce « lac » inaccessible.
Ce lac est un endroit magnifique entourée de mythes (dont le mystère de l’anguille), mais il est aussi prisé par les scientifiques, qui cherchent en savoir davantage. A 10 mètres de profondeurs (la profondeur moyenne est de 90 mètres) il n’y a pas d’oxygène. On y trouve du plancton et des particules en suspension.

