Nous avons fait le programme wwoofing au Japon
Il y a plus de trois ans, c’était quelques mois avant la catastrophe de Fukushima, je suis retourné cinq semaines au Japon, mais cette fois ci en tant que touriste et à deux. L’année du visa vacances travail je ne l’avais pratiquement passé qu’à Tokyo.
Pourquoi cette idée ? Pour commencer j’avais envie de découvrir autre chose que la vie sururbanisée de Tokyo. Nous sommes donc allés sur l’ile de Kyushu pas loin de Fukuoka.
Au Japon comme dans beaucoup d’autre pays du Monde, il n’est pas possible de travailler en tant que touriste. Pour réduire nos frais de séjour, je me suis donc tourné vers le wwoofing. WWOOF signifie « World-Wide Opportunities on Organic Farms. En français cela se traduit par « opportunités dans des fermes bio du monde entier ». Il s’agit en fait d’ un réseau mondial de fermes bio. D’abord créé en Angleterre en 1971, le wwoof s’est ensuite étendu dans le monde entier.
Son principe est le suivant : des hôtes se proposent d’accueillir des gens appelés « WWOOFers » pour partager leurs connaissances, leur savoir-faire, leur quotidien et leurs activités avec souvent la possibilité pour ces derniers d’être nourris et logés gratuitement.
Les fermes, qu’elles soient commerciales ou non lucratives, qui souhaitent devenir un hôte indiquent leurs coordonnées soit à leur organisation nationale ou bien au WWOOF Indépendants. Les informations sont alors collectées et publiées dans un carnet d’adresses (ou parfois sur un site web accessible uniquement aux membres). Les intéressés payent une petite cotisation annuelle pour recevoir une copie de ce carnet et une carte de membre. Ils peuvent alors contacter les fermiers directement pour s’arranger sur les formalités et la durée du séjour. Cette dernière varie en général de quelques jours à plusieurs mois.
Les WWOOFers(euses) ne reçoivent aucune forme de paiement ni d’aide financière. Les hôtes doivent donner des occasions d’apprendre, de partager en échange d’une assistance de toute activité et discipline agricoles. En règle générale, ils offrent la nourriture et l’hébergement. Les volontaires se recrutent parmi différentes catégories de personnes : souvent des voyageurs; on trouve aussi des étudiants aux ressources limitées qui l’utilisent parfois pour prendre des vacances.
Les organisations WWOOF, dont le rôle est de mettre en contact les voyageurs avec des hôtes, supervisent et servent parfois de médiateurs en cas de problème. Les hôtes s’engagent à offrir un accueil chaleureux et amical ainsi qu’à partager leur expérience et leurs connaissances dans des méthodes d’agriculture ou d’élevage biologique.
Voici quelques domaines où il est possible d’exercer : agriculture biologique, centres de santé et de guérison, poterie et arts, construction et restauration de fermes traditionnelles, restaurants bio, arts martiaux, soins d’animaux, brasserie et production d’aliments, pêche, apiculture, centres d’environnement…
Nous avons participé deux semaines à ce programme à raison de cinq heures par jour. Si cela fait un plein temps (35 heures par semaines), le rythme est toutefois tranquille, sans pression; on peut aussi parler et travailler en même temps.
J’ai bien insisté par contre pour que l’on diversifie nos activités n’aimant pas le travail répétitif ; cela nous a permis en outre de rendre cette expérience plus enrichissante. C’est également grâce à nos hôtes que nous avons pu ensuite nous loger pour pas cher dans un hôtel pour le reste de notre séjour.
Pour en revenir à la petite histoire, le woofing se fait dans de plus en plus de pays. Il constitue un excellent moyen pour améliorer ses compétences linguistiques. Toutefois, faites attention au fermes dans lesquelles où vous vous engagez (je ne parle pas du Japon) ; nous avons rencontré des voyageurs qui se sont fait exploités (beaucoup de travail et ni logement ni nourriture).

