Partir seul à l’autre bout du Monde, un pas difficile à franchir
Depuis que je suis tout petit, le Japon m’a toujours fasciné et l’envie de m’expatrier dans ce pays m’est venue juste avant de partir en Angleterre. Si pour faire ce dernier voyage, tout avait été quasiment prêt (activité et logement trouvées avant de venir sur place), pour aller au japon j’avais tout à organiser de moi-même. Partir dans un pays comme celui-là, c’était complètement tenter l’aventure.
La première chose que j’ai commencé à faire, a été de chercher des organisations pouvant m’aider à préparer mon séjour (billet d’avion, logement et travail surtout).
Hormis l’échange universitaire et les postulations à des emplois au Japon de France, comme le Jet programme, il n’y avait rien.
J’ai donc appelé l’ambassade en expliquant ma situation, car partir comme ça me faisait un peu peur.
Ils n’ont pas pu m’aider directement, mais m’ont tout même informé de l’existence du visa vacances travail, un visa valable une année destiné aux moins de 31 ans et permettant d’effectuer une activité rémunérée. C’est là que j’ai appris qu’obtenir un visa pour travailler au Japon n’était pas facile.
Je suis allé ensuite dans un centre culturel franco-japonais où j’ai rencontré des japonais et des français étant allés dans ce pays. Il fallait que je trouve un logement, mais j’étais surtout préoccupé par l’idée de trouver un emploi, n’importe lequel pour satisfaire mes ressources financière. Et là j’ai rencontré un japonais qui venus faire un court séjour en France, m’a dit que trouver du taf au Japon, plus particulièrement à Tokyo n’étais pas difficile. J’étais donc un peu plus rassuré à ce niveau-là, d’autant plus que j’avais suffisamment d’économies pour pouvoir rester plusieurs mois.
Les français qui étais partis seul à là-bas se sont très bien débrouillé. De plus on m’a présenté un site de location d’appartement tokyoïte destinée aux étrangers (les gaijinhouse). C’était dans l’ensemble onéreux, mais j’avais réussi à dégouter quelque chose de pas cher. Cependant c’était des dortoirs (6 personnes dans une chambre avec deux lits superposés).
Mon voyage au Japon était donc de plus en plus d’actualité. J’ai alors décidé de prendre le visa. J’ai tout de même dû me rendre à Marseille, au consulat le plus proche.

Ensuite, le Japonais que j’avais rencontré lors du repas franco-japonais, qui était rentré dans son pays, m’a dit qu’il avait trouvé un emploi et qu’il pouvait me pistonner. C’est à ce moment-là, en possession du visa vacances travail, que je me suis occupé du billet d’avion. Je suis partie deux mois plus tard. Mon séjour a duré un an, jour pour jour.
Trouver du travail à Tokyo était en fait très facile, même sans savoir parler Japonais.
Dans cet article, je vous raconterai les principales lignes de mon séjour.