Le tourisme medical et l’éthique
La pratique du tourisme médical peut soulever parfois d’importantes questions d’éthique. Par exemple, avant 2007, l’achat illégal d’organes et de tissus destinés à la transplantation, dans des pays comme l’Inde et la Chine avait été dénoncés. Mais en 2008, la Déclaration d’Istanbul a permis de faire la distinction entre le « tourisme de transplantation » et le « voyage pour la transplantation. Le voyage pour la transplantation, s’il ne suit pas le code de l’éthique stipulé par la déclaration, peut devenir le tourisme de transplantation, lié au trafic d’organes.
Les pays généralement concernés dans ces affaires de mœurs sont ceux en voie de développement et « promu » dans ce domaine.
En Inde, certains soutiennent que cette pratique est du tourisme médical pour les classes les plus aisées (les bénéficiaires) et des missions de santé pour les classes populaires (les donneurs). Or cela ne fait que creuser les inégalités entre les classes, déjà intégrées dans le système de soins de santé.
En Thaïlande, en 2008, il a été indiqué que « Les médecins étaient tellement occupés avec des étrangers que les patients thaïlandais ont eu des difficultés à se faire soigner ou bien les soins de qualité sont moins abordables pour les citoyens du pays, en raison de cette concurrence déloyale.
De plus, ce tourisme centré sur les nouvelles technologies, comme les traitements de cellules souches, est souvent critiqué en raison des fraudes et d’un manque flagrant d’informations sur la sécurité des patients et des risques à long terme.
Bref, dans de très nombreux cas, pour bénéficier de soins à l’étranger à bas prix, tout en respectant les valeurs des morales, si cela concerne votre santé (j’exclue bien entendue les interventions comme la chirurgie esthétiques), évitez d’aller dans les pays où le cout de la vie est bas.